• et ailleurs mais pas loin que se passe-t-il ?


  • Suite aux propos du maire de Beziers, « être francais c'est être blanc et catholique », la LDH fédération de l'Hérault tient à rappeler les éléments suivants : 
     
    « Etre Maire, c'est être respectueux de ses concitoyens, garantir le respect des lois et de la constitution, notamment ses principes d'égalité et de laïcité, c'est à dire de la liberté pour tous de croire ou de ne pas croire, dans le respect de la vie commune. » 
     
    Encore une fois, à l'occasion de la rentrée des classes, le maire de Béziers clame qu'il dispose de statistiques sur les enfants, qu'il détournerait ainsi de leur objectif (permettre la scolarisation), ce qui constitue un délit pénal. Le tout pour faire croire au fantasme du « grand remplacement ». 
     
    L’an dernier, cette manœuvre a donné lieu à une enquête pénale et donc à une dépense publique. Elle a révélé qu'il s'agissait d'une supercherie, d'un mensonge et que le Maire ne disposait d'aucune donnée.  
     
    Encore une fois, le maire de Béziers essaye de faire monter la haine en tentant de manipuler l’opinion des Biterrois. Mais, désormais, il est certain que, tout comme l'année dernière, tout cela n'est que mensonge et provocation. 
     
    La LDH fédération de l'Hérault tient à rappeler l'article premier de la Constitution : 
     
    « La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances... » 
     

    Par ailleurs, la France est signataire de la Convention Internationale des droits de l'Enfant : « Les États parties s’engagent à respecter les droits énoncés dans la Convention internationale des droits de l’enfant et à les garantir à tout enfant, sans distinction aucune, indépendamment de toute considération de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d’opinion politique ou autre de l’enfant ou de ses parents. » (article 2).


  • Cela se passe à la frontière


  • A Lyon, mineur presque jusqu'à 18 ans


  • Sans papiers, sans papiers, sang pas piller

    °Sans papiers, sans toit, ..... sans loi , avec toi ?

    °Contôle des frontières  européennes.., Frontex toujours, Europol

    Calais toujours


  • Droit au Logement

    Fédération Droit Au logement – 29 Avenue Ledru-Rollin 75012 Paris
    tél : 01 40 27 92 98 • fax 01 42 97 40 18  •
    <http://www.droitaulogement.org/>
    COMMUNIQUE
    Paris le 5 octobre 2014
    Raymond Gurême, 89 ans, tabassé par la police, chez lui
    C’est comme si la police française avait molesté un grand nom de la résistance ...


    Raymond Gurême, rescapé des camps de la morts, décoré de la légion d’honneur, mémoire vivante et militante  de l’extermination des tzigane et des forains par les nazis,  tabassé par la police, chez lui, sans aucune raison, le 23 septembre.
    Il est décoré de la médaille des arts et des lettres.
    (Voire son témoignage ci dessous)
    Raymond Gurême milite pour la cause tzigane celle des gens du voyage, et pour préserver la mémoire  des centaines de milliers de tziganes exterminés par les nazis.
    Il est connu et respecté par la communauté des tzigane et des gens du voyage, et tout ceux et celles qui les soutiennent.,


    DAL, Droit Au Logement, dénonce cette intervention violente, sans autre motif apparent que  le racisme, des représailles, ou/et un message d’intimidation.
    Ces actes de violence sont inquiétants  pour l’ensemble de la communauté des voyageurs et des tziganes. Ils sont inquiétants aussi pour les militantEs qui soutiennent leur cause.`
    `Droit Au Logement exige que les auteurs et les commanditaires de ces actes soient poursuivis et punis, qu’ils ne restent pas protégés par une impunité révoltante, comme cela arrive trop souvent.
    Droit Au Logement apporte son soutien à Raymond et toute la communauté en butte à l’arbitraire, l’injustice, les discriminations et les mauvais traitements.
    DAL participera à une marche, ou toute initiative pour dénoncer cette violence aveugle et barbare.



    frown Voir aussi  erf :

     http://blogs.mediapart.fr/blog/pierre-guerrini/011014/raymond-gureme-89-ans-rescape-des-camps-victime-de-violences-policieres

    Témoignage de Raymond Gurême:
    « Il était autour de 15H30. Je me reposais dans ma camping. J’ai entendu crier. Je me lève pour voir ce qui se passe. C’est alors que la porte s’ouvre. Un flic entre chez moi, la matraque en l’air. Il avait la trentaine. Je ne l’avais jamais vu sur mon terrain. Il était baraqué, les cheveux blonds coupés en brosse et avait de grandes oreilles. Je n’étais pas très réveillé, c’était comme un cauchemar. Il me repousse vers le fond de la caravane.

    Je lui dis " pourquoi tu viens chez moi ? " Il me répond pas.

    Je laisse pas tomber et le questionne encore:  " t’as un mandat pour perquisitionner ". Il me dit: " on n’en a pas besoin, on n’est pas en Amérique ici ". Je lui dis: " moi non plus je suis pas en Amérique et ma caravane non plus, elle est pas en Amérique, alors sors de chez moi " .
    Il a crié " Ferme ta gueule "  plusieurs fois et puis c’est comme s’il avait pété les plombs, il a commencé à me taper dessus avec la matraque, une matraque en fer, télescopique. Ca faisait très mal et puis, comme j’ai que la peau sur les os, ça résonnait comme une grosse caisse.

    Il y a un policier plus âgé qui lui a crié "attention, vas-y doucement c’est un vieux ! ",  mais le jeune flic qui s’acharnait sur moi ne l’a pas écouté et l’autre a paru avoir peur et s’est mis en retrait.
    J’avais très mal partout mais le pire, c’est quand il a tapé sur l’arrière de l’épaule, presque derrière le cou. Ca m’a comme paralysé. C’est à ce moment là que ça m’a fait repenser…

    (la voix de Raymond Gurême se brise dans un début de sanglot vite étouffé par un raclement de gorge)…
    Ça m’a fait repenser au trajet de la gare de Brétigny au camp de Linas-Montlhéry  (dans l’ancienne Seine-et-Oise, aujourd’hui en Essonne) que des policiers français nous ont forcés à faire à pied à coups de matraque et de crosse quand j’avais 15 ans -  le 27 novembre 1940. J’ai revu le visage de mes parents et de mes frères et soeurs frappés comme moi, sans raison, par la police française.
    On en a pris tellement des coups ce jour-là ! On les comptait même plus. A la fin, tu ne sens plus rien tellement la douleur est forte.

    >  <http://www.depechestsiganes.fr/wp-content/uploads/2014/09/2013-08-12-16.56.59.jpg>

     Et ça recommence, 74 ans après, alors que j’ai presque 90 ans, j’ai été frappé sans raison par un policier français. J’ai eu peur qu’il me tue dans ma caravane, cette caravane que j’ai installée face à la colline où nous avons souffert. Ce policier a aussi cassé des objets auxquels je tenais et a tout renversé dans ma camping. J’ai essayé de sortir de la caravane, de m’évader, comme je me suis nachave (« sauvé, enfui » en romanes) du camp.

    Quand je suis arrivé vers la porte, il m’a pris par le cou et la peau des reins et il m’a jeté du haut de la caravane vers le bas  (la caravane de Raymond Gurême est situé en hauteur et trois marches servent à y accéder, le terrain familial étant ensuite en pente jusqu’au portail ndrl).

    Je partais pour m’écraser le nez par terre mais comme je suis acrobate depuis que je suis petit, j’ai donné un coup de rein et j’ai réussi à retomber sur les pieds. Le flic m’a regardé partir en vrille. Comme il a vu que je retombais sur les pieds, il est revenu il m’a retapé à l’extérieur et après, ils étaient à deux sur moi. J’ai reçu des coups de pied en plus des coups de matraque. C’est là que certains de mes enfants (Raymond Gurême a eu 15 enfants et un total de 250 descendants) ont cherché à me défendre.

    Mais un tas de policiers leur sont tombés dessus et ne leur ont laissé aucune chance. Ils étaient déchaînés. Moi je me suis mis dans la maison (qui est au centre du terrain et dans laquelle se trouve notamment la cuisine collective et la pièce où dormait la femme de Raymond avant son décès, en 2011).
    Les flics ont même fouillé la pièce qui est à la mémoire de Pauline. Ils ne respectent même pas nos morts. Ils ont tapé sur tout le monde, même des femmes, qu’ils ont traitées de " salopes " et  "d’ordures " .

    Avant de partir comme on était sur le pas de la porte, ils ont commencé à lancer des gaz lacrymogènes. Ils m’en ont mis en pleine figure, plein les yeux. Je ne pouvais plus respirer. Mais heureusement au moins le vent était avec nous car il leur en a renvoyé aussi.

    Quand j’ai pu aller vers le portail, j’ai demandé à une femme policier qui est la supérieure de tout ce monde-là si elle avait vu dans quel état m’avaient mis ses hommes. Je lui ai demandé aussi de les calmer pour qu’ils arrêtent de frapper mes enfants. Elle n’a rien fait et elle m’a dit alors qu’elle n’était pas sur place quand j’ai été tabassé  " on ne vous a pas frappé, on vous a juste un peu molesté " . Mes enfants ont été embarqués et condamnés alors qu’ils n’ont fait que me défendre. Ca pour moi c’est inacceptable.

    >  <http://www.depechestsiganes.fr/wp-content/uploads/2014/09/2013-08-12-16.56.28.jpg>

     J’ai la couenne dure, mais le premier soir j’avais tellement mal partout que je n’ai pas pu enlever mes habits pour dormir et m’allonger. Je suis resté sur une chaise toute la nuit. J’ai encore du mal à bouger plusieurs jours après et surtout à tourner la tête. J’ai aussi les boyaux qui me font mal.

    Et puis c’est comme si je perdais l’équilibre par moment. J’avais jamais eu ça avant. J’ai été chez mon docteur qui m’a fait un  certificat médical. Je suis allé porter plainte à la gendarmerie d’Egly, où ils ont été très gentils mais ils m’ont demandé de laisser l’original du certificat médical en me disant qu’ils me le ramèneraient.

    En tout cas je veux porter plainte et que ces policiers soient punis pour ce qu’ils m’ont fait. Il faut que ça cesse. Depuis que j’ai 15 ans, j’ai des képis sur le dos. J’ai presque 90 ans, je voudrais pouvoir vivre tranquillement sur mon terrain et que la police me laisse en paix ».





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